
Les à-côtés d'une séance de cinéma…
Cet hommage au
plus important de tous les arts*,
je l'ai aussi rendu à quelques-uns de ses plus beaux films, en infographie.
voir La gloire dans la fleur
* "le cinéma est pour nous le plus important de tous les arts", citation de Lénine détournée à leur usage par des générations de cinéphiles.
|
sommaire textes
LA PUBLICITÉ
Économiquement, ça se passe de la façon suivante: les salles louent les films au distributeur, elles louent le court métrage de première partie, elles louent même les actualités et leur inénarrable voix rétro. La projection de toutes ces richesses (tels les courts métrages sur la culture des raviolis en Mongolie Extérieure…) est comprise dans le prix du billet.
Le seul élément du programme que les salles ne paient pas, et qu'elles sont même payées pour projeter, c'est la publicité. Nous estimons que c'est leur seule excuse. Fort heureusement, elles sont réglementairement obligées de projeter ce déballage de propagande commerciale sans éteindre la salle. Ceci permet à l'ouvreuse de passer le quart d'heure de l'entracte à vendre les célèbres eskimos et les bonbons acidulés au papier crissant dont la consommation fait un peu plus tard les délices de certains spectateurs et le supplice auditif des autres. Ceci nous permet également, lorsque nous sommes venus seuls à la séance, d'ouvrir et de consulter le journal, le livre, le manuel, le carnet de notes que nous avons été assez prévoyants pour apporter avec nous. Nous n'avons jamais vu une seule de ces publicités. Nous ne nous en portons pas plus mal.
Aujourd'hui, le règlement subsiste, mais il est rare que la salle reste suffisamment éclairée pour permettre de lire. Nous n'y entrons plus jamais au début de la séance.
LES NOMS DES SALLES
Où que nous allions sur le territoire français, nous sommes à la maison. Nous retrouvons partout le paysage consubstantiel à notre existence: les cinémas. Comme on irait chez soi de pièce en pièce à la recherche de l'endroit où se livrer jour après jour à son plaisir favori, nous allons de salle en salle, de Capitole en Cinévog, de Casino en Régent, de Sélect en Français, sans oublier le Lynx, le Vox, le Lux, le Rex et parfois le Roxy. Les anciens théâtres ont conservé leurs loges, très peu commodes pour une vision frontale de l'écran. Les anciens music-halls ont leurs dorures et leur velours. Les différents Studios du territoire ont chacun leur numéro: 24, 28, 34… celui de l'emplacement de leur immeuble dans la rue, celui de leur département.
|